Oumma.com

6 mars 2009

Droits de la femme en Islam : la stratégie des

« meilleures pratiques » (1/2)

Khalid Chraibi

Dans tous les pays musulmans, à l’exception de la Turquie, le statut de la femme est régi par les règles du droit musulman. Parmi la panoplie de règles juridiques qui définissent ce statut, il est possible d’identifier, pour chaque rubrique, des règles spécifiques, appliquées dans un pays donné, qui octroient plus de droits aux femmes ou qui protègent mieux leurs intérêts. D’après les organisations de défense des droits des femmes, l’application de ces règles (dénommées par elles « meilleures pratiques » du droit musulman de la famille) contribuerait à réformer le droit de la famille “de l’intérieur”, dans le cadre de la charia, et à le rapprocher de manière significative des normes internationales contemporaines.

L’unité de la charia dans la diversité des rites

Contrairement à ce que beaucoup de musulmans pensent, la charia n’est pas la même dans l’ensemble des pays musulmans. Elle varie même de manière considérable d’un pays à l’autre, et d’une époque à l’autre. Il ne s’agit pas d’une dérive, mais d’un choix délibéré effectué par les fondateurs des grandes écoles juridiques, et entériné par les califes et leurs successeurs, dès les premiers siècles de l’Islam.

Ainsi, lorsque Malik ibn Anas eut préparé, à la demande du calife Abu Jaafar al Mansur, sa compilation de règles de droit intitulée « al-Muatta », le calife lui proposa de faire adopter cet ouvrage dans l’ensemble des territoires du califat pour servir de code de droit musulman de référence. La justice y serait ainsi rendue de manière uniforme, en appliquant partout les mêmes règles. Mais, Malik s’y opposa, semble-t-il, expliquant que les différentes communautés musulmanes avaient déjà adopté chacune ses propres règles et sa méthodologie d’élaboration du fiqh. Il estimait qu’il valait mieux les laisser libres de leurs choix.

Les fondateurs des quatre grandes écoles de pensée juridique sunnite (Abu Hanifa, Malik ibn Anas, Chafi’i, Ibn Hanbal) ont, d’ailleurs, chacun emphatiquement souligné, dans ses enseignements à ses disciples, qu’il n’était en aucun cas le détenteur d’une Vérité absolue en matière d’interprétation des règles du droit musulman. Ses interprétations des dispositions de la charia ne devaient en aucun cas être considérées comme des données définitives, qui lieraient les musulmans en tous lieux et en tous temps. Si une école de pensée juridique différente présentait une meilleure interprétation d’une règle, il fallait en tenir compte. C’est ce qui explique l’ouverture d’esprit et la richesse des travaux des juristes musulmans, pendant des siècles, jusqu’à ce que les autorités politiques décrètent la « clôture de l’ijtihad » au 10è siècle.

Les juristes musulmans s’enorgueillissent, aujourd’hui, de la diversité des règles développées par les différentes écoles juridiques islamiques, la décrivant comme une bénédiction du Ciel. D’après eux, toutes ces règles sont conformes aux prescriptions coraniques et à la Sunnah, malgré leurs différences.

Mais, cette diversité d’interprétations complique de manière considérable le travail des associations de défense des droits des femmes, quand elles doivent oeuvrer dans des environnements juridiques aussi différents que ceux de l’Arabie Saoudite ou du Maroc, par exemple, qui se réclament pourtant tous de la charia.

Deux exemples contrastés : l’Arabie Saoudite et le Maroc

D’après un rapport soumis par un groupe de femmes s’identifiant comme « Women for reform » (Femmes pour la Réforme) au « Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes » de l’ONU (CEDAW) en 2007, les femmes saoudiennes se plaignent d’être confrontées de manière routinière, dans leur vie quotidienne, à de grandes difficultés, du fait des facteurs suivants :

– Il existe une ségrégation totale entre les sexes, avec toutes les conséquences négatives qui s’ensuivent pour les femmes, dans tous les aspects de leur vie

– Pendant toute leur existence, les femmes saoudiennes vivent littéralement « sous la tutelle » d’un mâle, qu’il s’agisse d’un père, d’un mari ou d’un proche parent

– « Sans la permission de son « tuteur », une femme ne peut ni étudier, ni accéder aux soins médicaux, ni se marier, ni voyager à l’étranger, ni gérer des affaires, ni faire pratiquement quoi que ce soit de significatif… »

En réponse à ces observations, les autorités saoudiennes expliquent que la charia a défini des règles différentes s’appliquant à chacun des deux sexes. Par conséquent, en appliquant à chacun des deux sexes les règles de la charia qui le concernent, elles ne bafouent les droits d’aucun individu, qu’il soit mâle ou femelle. La charia présente, tout simplement, une conception des droits humains qui diffère de celle des pays occidentaux.

Les autorités saoudiennes ajoutent que le Coran et la Sunna contiennent des règles claires et incontournables, visant à s’assurer que les femmes jouissent des mêmes droits et responsabilités que les hommes, sur une base d’égalité. « Si une femme est victime de discrimination ou d’une injustice, les lois du pays exigent qu’on la rétablisse dans ses droits. »

En contraste, au Maroc, le Code de Statut Personnel de 1957, adopté au lendemain de l’indépendance, a été entièrement refondu en 2004, à la suite de plusieurs décennies de lutte des associations féminines, pour tenir compte de l’évolution de la société marocaine dans le demi-siècle écoulé. Le Code, dans sa nouvelle mouture, a complètement redéfini le statut juridique de la femme au sein de la famille et de la société, le rapprochant considérablement des normes internationales.

Il place la famille sous la responsabilité conjointe des deux époux, permet à la femme d’agir comme son propre tuteur, et fixe à 18 ans l’âge minimum de mariage des personnes des deux sexes. Il impose des conditions draconiennes au mariage dans le cadre du régime de polygamie et encourage l’épouse à inclure dans le contrat de mariage, si elle le désire, une clause pour interdire un second mariage de l’époux. Il place la répudiation sous un strict contrôle judiciaire et exige la répartition équitable des biens du couple avant que le divorce ne puisse être finalisé.

Les oulémas et juristes marocains associés à la refonte du Code soulignent que toutes ses dispositions ont été basées sur une lecture attentive, minutieuse et complète de la charia, dans toute sa complexité, en tenant compte des « meilleures pratiques » juridiques en vigueur dans les autres pays musulmans.

Pourtant, à la suite de cette refonte du Code, les autorités marocaines ont progressivement levé les différentes réserves qu’elles avaient précédemment exprimées au sujet de l’application sur le territoire marocain de certaines dispositions de différentes conventions internationales relatives aux droits de la femme et de l’enfant « qui pouvaient être incompatibles avec les prescriptions religieuses ».

La stratégie des « meilleures pratiques »

Confrontées à un tel éventail d’interprétations dans les règles appliquées au statut de la femme dans les différents pays musulmans, les organisations de défense des droits des femmes comprennent parfaitement la vanité d’essayer de remettre en cause les interprétations qui sont à la base des règles appliquées dans un pays donné.

Ainsi, bien que les cas saoudien et marocain soient représentatifs de situations extrêmement différentes, aussi bien les autorités saoudiennes que marocaines sont convaincues que les dispositions juridiques appliquées au statut de la femme sur leur territoire sont parfaitement conformes aux prescriptions de la charia.

Les ONG féminines telles que « Collectif 95 Maghreb-Egalité » ou « Sisters in Islam » de Malaisie, qui ont étudié ces questions de manière approfondie, proposent une nouvelle stratégie pour faire progresser la cause des droits des femmes musulmanes :

« Si toutes ces règles sont également valables dans la charia, et si certaines d’entre elles accordent plus de droits aux femmes ou protègent mieux leurs intérêts, n’est-ce pas ces règles (dénommées les “meilleures pratiques” du droit musulman) qui devraient s’appliquer en droit de la famille, en ce début du 21è siècle, de préférence aux règles qui sont moins favorables aux droits des femmes ? Pourquoi les femmes devraient-elles faire les frais de ces différences d’interprétation, qui sont clairement le fait des hommes ? »

A l’appui de ce dernier point, les ONG féminines rappellent que les Codes de Statut Personnel des différents pays musulmans font périodiquement l’objet de révision (Egypte 2000, Mauritanie 2001, Maroc 2004, Algérie 2005), alors qu’ils se basent sur les prescriptions coraniques et la Sunnah. Si les règles présentées dans ces codes ont été périodiquement changées, n’est-ce pas là la preuve que beaucoup de dispositions contenues dans les codes de droit de la famille relèvent du choix des hommes, et non de prescriptions religieuses ?


Oumma.com

20 mars 2009

Droits de la femme en Islam : la stratégie des

« meilleures pratiques » (2/2)

Khalid Chraibi

Exemples des « meilleures pratiques »

Les « meilleures pratiques » de droit musulman de la famille n’ont rien de révolutionnaire. Par définition, elles ne pourraient pas l’être, sauf à titre comparatif entre pays musulmans, puisqu’elles doivent toutes être conformes à la charia, et faire déjà partie du code de droit de la famille appliqué dans un pays musulman se rattachant à l’un des quatre rites sunnites. Elles se reconnaissent au fait qu’elles octroient plus de droits à la femme et à l’enfant, ou qu’elles protègent mieux leurs intérêts que d’autres règles de droit musulman relatives aux mêmes rubriques.

Afin d’illustrer ce que les « meilleures pratiques » recouvrent, l’association « Sisters in Islam » (SIS) de Malaisie en a dressé une liste représentative, basée sur les différents codes nationaux actuellement en vigueur dans le monde musulman, en les regroupant par rubrique.

Age du mariage :

18 ans pour les garçons et les filles (Maroc, Droit de la famille, 2004)

Consentement des parties :

Aucun mariage ne sera valable sans le consentement explicite des deux époux, exprimé librement par chacun d’eux (Tanzanie, Tunisie, Maroc, etc.)

Wali (Tuteur) :

En Tunisie, le mari et la femme ont le droit de contracter eux-mêmes leur mariage, ou de donner une procuration à leurs représentants.

Sri Lanka, Bangladesh, Pakistan (sous le rite hanafite) : aucun wali n’est requis pour les femmes de rite hanafite qui ont atteint la puberté.

Cameroon , Fiji, Gambia, Turquie, Uzbekistan, Kyrgyztan : aucun wali n’est requis.

Témoins au mariage :

Au Sénégal, deux témoins adultes sont requis, un par époux (sans spécification de sexe).

Polygamie :

En Tunisie, elle est interdite. Au Maroc, le Code de 2004 impose des conditions draconiennes et encourage l’épouse à inclure dans le contrat de mariage, si elle le désire, une clause pour interdire un second mariage de l’époux

Nouchouz (désobéïssance de l’épouse) :

Turquie, Indonésie, Tunisie : Egalité entre les époux dans les décisions relatives à la famille.

Divorce :

Tunisie : Le divorce est prononcé par le juge uniquement. L’homme et la femme ont les mêmes bases pour réclamer le divorce.

Indonésie : L’époux, marié sous la loi musulmane, doit fournir à la Cour de la charia une notification écrite de son intention de divorce. Les six raisons pour divorcer s’appliquent de la même manière à chacun des époux. Une procédure de réconciliation doit être appliquée. Dans le cas où elle échoue, le divorce est prononcé à titre définitif.

Pension alimentaire :

En Tunisie, l’épouse divorcée aux torts de son mari peut recevoir un montant forfaitaire, des biens mobiliers ou immobiliers ou des versements mensuels. Le montant de la pension est déterminé en tenant compte du niveau de vie auquel la femme était habituée durant son mariage.

En Turquie, la partie aux moindres torts et qui va subir un préjudice du fait du divorce peut demander une compensation raisonnable, payée mensuellement ou en un seul versement.

Droits de garde des enfants :

Cameroun et Républiques d’Asie Centrale : La garde peut être confiée à l’un ou l’autre des parents, en tenant compte des meilleurs intérêts de l’enfant.

Tunisie : Durant le mariage, les deux parents ont des droits égaux de garde. En cas de divorce, la Cour décide de la garde en fonction des meilleurs intérêts de l’enfant. Si elle est confiée à la mère, celle-ci l’exerce également en matière de voyage, d’éducation et des questions financières.

Portée des « meilleures pratiques »

Les dispositions juridiques qualifiées de « meilleures pratiques » peuvent sembler parfaitement banales, compte tenu des normes du droit de la famille, en ce début du 21è siècle. Mais, d’après les associations féminines, leur application améliorerait de manière considérable le cadre de vie de millions de femmes et d’enfants dans le monde musulman.

Dans un premier temps, elle réduirait de manière considérable les excès dont les autorités font preuve, dans de nombreux pays, dans l’interprétation des règles religieuses, au détriment des droits des femmes. Ces excès, fortement médiatisés au cours des dernières années, sont illustrés par l’interdiction faite aux femmes de conduire un véhicule, parce que ce serait contraire à la charia ; l’imposition d’une stricte ségrégation entre les sexes dans les lieux publics, les hôpitaux et le système éducatif ; l’obligation de porter des vêtements d’un type particulier tels que le hijab, le niqab ou la « burqua » ; ou même, parfois, l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle…

A plus long terme, l’adoption des « meilleures pratiques » jetterait les bases pour la redéfinition du statut juridique des femmes, dans le monde musulman, en leur donnant les moyens de se protéger contre les abus auxquels elles sont parfois confrontées dans leur vie quotidienne, qu’il s’agisse de mauvais traitements, de violence conjugale, de répudiation, de polygamie, de pratiques discriminatoires sur le lieu de travail ou de harcèlement sexuel…

Obstacles à l’adoption des « meilleures pratiques »

La stratégie des « meilleures pratiques » bouscule de nombreux intérêts établis, dans les pays où elle cherche à s’appliquer, comme en Malaisie ou au Maghreb. Ses défenseurs se heurtent, donc, à l’opposition de nombreuses institutions et corps constitués.

Les autorités politiques de nombreux pays ne souhaitent guère perdre une partie de leur emprise sur la moitié de la population, en dotant les femmes de règles qui leur permettraient de mieux défendre leurs intérêts dans la société, et réduiraient donc leur dépendance vis-à-vis des pouvoirs établis.

Les oulémas ont du mal à accepter l’idée d’une intrusion dans leur législation de nouvelles règles de droit musulman, basées sur un autre rite que le leur, alors que toute leur éducation a été basée sur une tradition de rejet des autres rites, depuis des siècles.

Les partis politiques, sachant qu’ils opèrent dans une société traditionnelle, rejettent par réflexe toute innovation touchant au domaine du sacré, avec la conviction qu’ils reflètent fidèlement les désirs de leurs électeurs.

Les partis fondamentalistes, pour leur part, ont fait de la religion, et en particulier du slogan « application de la charia », leur cheval de bataille pour accéder au pouvoir. Ils voient donc d’un mauvais œil toute innovation en matière de droit musulman, et la qualifient de « bid’a » à rejeter, pour éviter toute concurrence sur leur fief.

Les femmes elles-mêmes ont été conditionnées, dans les sociétés traditionnelles, à penser que le droit musulman (qu’elles confondent à tort avec les prescriptions coraniques) est immuable. Elles sont convaincues, dans leur grande majorité, que tout changement en matière de droit de la famille doit être rejeté, parce que de tels changements ont pour seul objectif de greffer en terre musulmane les idées et pratiques de l’Occident.

Enfin, sur le plan international, les Etats musulmans auraient beaucoup de mal à se mettre d’accord sur l’adoption des « meilleures pratiques », à appliquer de manière conjointe et cohérente dans l’ensemble des pays musulmans. Pour ne pas être débordés sur leurs flancs par les pays plus conservateurs et par les partis fondamentalistes, ils préfèrent maintenir le statu quo.

Application de la stratégie des « meilleures pratiques »

Sur la base de leur expérience vécue en ce domaine, les ONG savent que la stratégie des « meilleures pratiques » du droit musulman de la famille n’a de chances de déboucher sur des résultats tangibles que si les associations féminines parviennent à persuader une majorité des acteurs politiques, économiques et sociaux du pays de l’intérêt, pour l’ensemble de la société, de l’adoption de ces « meilleures pratiques. »

Cette action doit donc, nécessairement, englober tout l’éventail des composantes de la société, qu’il s’agisse des pouvoirs publics, des organisations syndicales, ou des corps constitués à caractère religieux comme le Conseil des Oulémas. Elle doit également pouvoir s’appuyer sur les vrais détenteurs du pouvoir, au sommet de l’Etat.

Dans l’application de cette stratégie, les associations féminines s’appuient, de plus en plus, sur des réseaux de coopération qu’elles ont tissés entre elles, sur le plan international. La stratégie des « meilleures pratiques » a ainsi été développée conjointement, sur le plan conceptuel, par le groupe maghrébin « Collectif 95 – Maghreb Egalité », qui regroupe les associations féminines les plus importantes du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, et par « Sisters in Islam » de Malaisie.

Bibliographie

Al_Qaradawi, Yusuf : Assahwa al_Islamiya, Le Caire, 1991

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Saudi Arabia: Official Government Report to CEDAW, 2007

Maroc: Code de droit de la famille, 2004

Collectif 95 Maghreb-Egalité : Dalil (guide) de l’égalité dans la famille au Maghreb, 2003

Collectif 95 Maghreb-Egalité : Cent mesures et dispositions pour une codification égalitaire des Codes de Statut Personnel, 1995

Freedom House: Women’s Rights in the Middle East and North Africa, 2005

United Nations Development Programme (UNDP): The Arab Human Development Report 2005 – Towards the Rise of women in the Arab world, 2006

Sisters In Islam (SIS): Best practices in family law

Sisters In Islam (SIS): Guide to equality in the family in Malaysia

Rand Corporation: “Best practices” Progressive family laws in Muslim countries, 2005

Women Learning Partnership (WLP): Best practices in family law


Commentaire au sujet de l’interview de M. Abou Nahla Al-Ajami, auteur du livre “Que dit vraiment le Coran ?” parue sur le site Oumma.com le 3 septembre 2008

Aujourd’hui, il y a un vif (faux) débat au sujet de la charia. Certains disent qu’elle est caractérisée par de nombreuses insuffisances, qu’il faut la réformer (c’est-à-dire la modifier) pour l’adapter aux règles du droit moderne en matière de droits humains, de droits de la femme, etc.

D’autres disent qu’elle a fait son temps, et qu’il faut simplement la réformer (comme on réforme un véhicule qu’on a cessé d’utiliser) pour lui substituer les règles du droit positif, tel qu’il s’est développé en Occident.

Faux débat, à mon sens, parce que la charia, c’est le droit des musulmans, et qu’à ce titre, on ne peut pas le réformer comme on réforme un vieux véhicule.

D’autant plus que ce n’est pas la charia qui pose problème, mais ce que les musulmans en ont fait, à la suite des interprétations qui ont été données par les uns et par les autres à différents versets, à travers les siècles et les différentes régions du monde,

Il est donc essentiel de revenir au message d’origine, celui de la Révélation, dont « l’unique but est de fournir des repères manifestes à l’homme en quête de sens. »

Comme l’expliquent tous les juristes musulmans, la charia est valable en tous temps et en tous lieux, à cause de son extraordinaire capacité d’adaptation aux circonstances les plus diverses.

C’est pour cela qu’il y a plusieurs rites (Abou Hanifa, Malik, Chafi’i, Ibn Hanbal, chi’a, etc.) qui existent dans différentes régions du monde, sans que nul juriste musulman ne s’étonne de la situation.

C’est pour cela que les droits humains, et les droits de la femme en particulier, sont interprétés de manière très différente d’un Etat à l’autre, d’un Code de la famille à un autre.

Si la charia fait montre d’une telle flexibilité, c’est parce qu’elle a surtout cherché à protéger les droits des faibles et des opprimés, des femmes, des enfants, des esclaves. Elle a montré la voie du progrès, elle a indiqué les moyens de changer les situations qui avaient besoin d’être réformées, mais elle n’a pas figé les situations, ni les solutions qui pouvaient leur être appliquées.

De ce point de vue, on peut affirmer en toute sérénité que la charia est parfaitement compatible avec le droit positif, dans ce qu’il a de meilleur en matière de protection des droits humains.

Mais, au cours de l’histoire, les dirigeants des communautés musulmanes ont favorisé l’application des interprétations qui répondaient le mieux à leurs objectifs sociaux, ou à leurs choix personnels, ou qui leur permettaient de consolider leur emprise sur la communauté qu’ils dirigeaient.

Ils ont institué l’ère du « taqlid » (imitation) qui a succédé au temps du « tajdid » (renouvellement) initié par la Révélation. Ils ont ainsi bloqué la dynamique sociale impulsée par la Révélation, pour lui donner toutes les caractéristiques d’une situation statique, figée.

Tout cela n’a rien d’étonnant, et n’est pas propre à la culture islamique, mais se retrouve dans l’histoire de toutes les cultures mondiales.

La civilisation humaine semble progresser en passant d’une situation de blocage à une autre, mais en empruntant une voie de progrès entre les deux. Celle qui ne trouve pas sa voie de progrès reste bloquée définitivement, jusqu’à son dépérissement total.

Cette proposition a été parfaitement illustrée par des études célèbres, telles que « Une étude de l’Histoire » d’Arnold Toynbee ou « La théorie des révolutions scientifiques » de Kuhn.

A cause de ce gel de la pensée novatrice musulmane pendant des siècles, les experts en droit musulman, élevés dans une tradition donnée, et auxquels on a inculqué le respect absolu de cette tradition, sont incapables d’envisager qu’il puisse exister une autre vision des choses.

Ils s’appuient sur un « hadith » attribué au Prophète, rapporté par al-Bokhary, et répété à tous les prêches du vendredi, selon lequel « toute innovation est une bid’a » qui conduit celui qui l’entreprend droit en enfer.

Un tel hadith conduit à un blocage total de la pensée humaine, contrairement à ce qui semble être l’enseignement fondamental de la Révélation, basé lui-même entièrement sur la remise en cause du statu quo qui existait en Arabie au 7ème siècle, et sur l’innovation dans tous les domaines où cela était requis.

Heureusement, aujourd’hui, de plus en plus de personnes ressentent le besoin de débloquer cette situation, de sortir du cycle du « taqlid », pour envisager une nouvelle ère de « tajdid » dans la culture islamique.

Mr al-Ajami appartient clairement à cette catégorie de novateurs, et son livre (si j’en juge par l’interview) devrait fournir des bases intéressantes pour que chacun d’entre nous puisse procéder à sa propre réflexion, de manière fructueuse, sur ces questions.

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Khalid Chraibi

16 August 2008

Tabsir.net

See this article on Tabsir.net

The sun and the moon follow courses (exactly) computed;” (Koran, Ar-Rahman, 55 : 5)

It is He Who made the sun to be a shining glory and the moon to be a light (of beauty), and measured out stages for it; that ye might know the number of years and the count (of time).” (Koran, Yunus, 10 : 5)

The ulamas do not have the monopoly of interpretation of the shariah. Of course, their advice must be sought in the first place on shariah matters. (But) they do no make religious law, in the same way that it is not the law professors who make the law, but parliaments.” (Ahmed Khamlichi, Point de vue n° 4)

Issue # 1: Why do Muslims observe the new moon to determine the beginning of months?

When the Messenger was asked by his Companions for a method to determine the beginning of the month of fasting, he told them to begin fasting with the observation of the new moon (on the evening of the 29th day of sha’aban) and to end fasting with the new moon (of the month of shawal). “If the crescent is not visible (because of the clouds), count to 30 days”. (1)

At that time, the Bedouins didn’t know how to write or how to count. They knew nothing about astronomy. But, they were used to observe the stars, at night, in order to find their way in the desert, and to observe the birth of the new moon to determine the beginning of months. The Messenger’s recommendation fitted perfectly with the specifics of their situation.

Issue # 2: Why is the new moon visible, after its birth, in some regions of the world only?

The new lunar month begins, for astronomers, with the monthly “conjunction”, when the Moon is located on a straight line between the Earth and the Sun. At that moment, the Moon is invisible. The lunar crescent begins to be visible only some 18 hours after the “conjunction”, and only subject to the existence of a number of favourable conditions relative to weather, time, geographic location, as well as various astronomical parameters (number of hours after conjunction; relative positions of the Sun, the lunar crescent and the observer; altitude of the moon at sunset; site of observation; limits of vision of the human eye…). (2)

Each month, the new Moon will be visible, at first, at some specific sites on Earth, before it can be seen elsewhere.

Issue # 3: Can we identify in advance the most favourable sites for the observation of each new moon?

Renowned Muslim astronomers, such as Ibn Tariq (8th c.), Al-Khawarizmi (780 ?- 863), Al-Battani (850-929), Al-Bayrouni (973-1048), Tabari (11th c.), Ibn Yunus (11th c.), Nassir al-Din Al-Tousi (1258-1274 ?), etc. devoted much attention to the study of the criteria of visibility of the new moon, with the objective of developing efficient techniques of forecasting of the beginning of a new month.

But, it’s only in recent times that some astronomers and information systems experts succeeded in developing procedures which make it possible to identify in advance, each month, the areas on Earth in which favourable conditions will exist for the observation of the new moon. Thus, in 1984, a physicist from Malaysia, Mohamed Ilyas, succeeded in drawing on the Earth map a “line of lunar date”, at whose west the crescent will be visible on the evening of the new month, whereas it won’t be seen, East of this line, until the next evening. (2) Today, detailed maps of the areas of visibility of the new moon are monthly drawn, well in advance, and published in such sites as « Moonsighting.com ». (3)

Issue # 4: Shouldn’t the observation of the new moon, wherever it is carried out, mark the beginning of a new month for all Muslims?

In theory, when the new moon is observed, this indicates the beginning of a new month for all Muslims in the areas in which the information is received. At the time of Revelation, when communications from one region to another were difficult, this rule applied essentially to the geographic areas which were proximate to the site of observation. But, today, with modern communication means, and instant transmission of news throughout the world, the area in which the rule could apply is much wider. (4) (5)

However, in order to demonstrate their sovereignty, most Islamic States generally proceed with their own monthly observation of the new moon (or, failing that, await the completion of 30 days) before declaring the beginning of a new month on their territory. Each State has defined its own applicable parameters and procedures in this matter, thereby adding to the complexity of the situation. (6)

Issue # 5: Since the lunar month can only have 29 days or 30 days, why is there a difference of two days (and sometimes even three days) in the celebration of the beginning of Ramadan or of eid al-Fitr in different countries?

Logically speaking, either a State will observe the new moon on the evening of the 29th day, or it will complete a count of 30 days. So, the beginning of a new month should differ by only 24 hours between the countries of the world.

But this is not verified, in practice. Thus, the 1st Ramadan 1428 corresponded to Wednesday 12 September 2007 in 2 countries; to Thursday 13 September in 40 countries; and to Friday 14 September in 9 countries. (7)

Similarly, the 1st Shawwal 1428, date of celebration of Eid al-Fitr, corresponded to Thursday 11 October 2007 in 1 country; to Friday 12 October in 33 countries; to Saturday 13 October in 23 countries; and to Sunday 14 October in 3 countries. (8)

Since different Muslim States determine different days for the beginning of the same month, they also reach the 30th day of the month on different days. Political and geostrategic considerations, as well as human errors in the observation of the new moon, also explain some discrepancies.

The Muslim astronomers who proceeded, in recent years, with in-depth studies of these issues reached the conclusion that the beginning of months that were announced by Islamic States over a period of several decades was often erroneous, for a number of reasons. (2) (9)

Issue # 6: Is the lunar calendar based on calculations a satisfactory alternative to the observation of the new moon?

The lunar calendar based on astronomical calculations has been in existence for some four millennia. It was already used by the Babylonians in the 18th c. B.C. Each lunar month begins, as was stated, at the time of the monthly “conjunction”, when the Moon is located on a straight line between the Earth and the Sun. The month is defined as the average duration of a rotation of the Moon around the Earth (29.53 days).

The lunation (period of time between two successive new moons) varies within a zone whose limits are 29.27 days at the Summer solstice and 29.84 days at the Winter solstice, giving for the 12 months’ year an average length of 354.37 days.

From an astronomical point of view, lunar months do not alternate between a length of 30 days and 29 days in succession. There are, at times, short series of 29 d, and at other times short series of 30 d, as illustrated by the length (in days) of the following 24 lunar months, corresponding to the period 2007-2008 :

« 30, 29, 30, 29, 29, 30, 29, 29, 30, 30, 29, 30, 30, 30, 29, 30, 29, 29, 30, 29, 29, 30, 29, 30 »

The astronomers formulated the convention, over two thousands years ago, that months of 30 days and 29 days would succeed each other, in order for two successive months to add up to 59 full days. This left only a small monthly variation of 44 minutes to account for, which added up to a total of 24 hours (i.e. the equivalent of one full day) in 2.73 years. To settle accounts, it was sufficient to add one day every three years to the lunar calendar, in the same way that one adds one day to the Gregorian calendar, every four years. The “tabular calendar” thus obtained includes 11 “abundant” years, with a duration of 355 d each, within a cycle of 30 years (years # 2, 5, 7, 10, 13, 16, 18, 21, 24, 26 and 29), whereas there are 19 « common » years, with a duration of 354 d each. (10)

Issue # 7: Why don’t Muslims use the lunar calendar based on calculations?

The Koran does not prohibit the use of astronomical calculations for the establishment of the calendar. At the methodological level, it merely specifies that the lunar year has only 12 months. (11)

But, based on the Messenger’s recommendation to the Bedouins to start and to end the fast of the month of Ramadan with the observation of the new moon, the Ulamas (Muslim jurists) developed a consensus to reject the use of calculations, based on the postulate that one shouldn’t go against the teachings of the Messenger (12). This consensus has lasted for 14 centuries.

The only exceptions were a handful of theologians, in the early years of Islam, who saw no contradiction between the Messenger’s teachings and the use of astronomical calculations to determine the beginnings of lunar months. (13) At the institutional level, the (shi’ite) dynasty of Fatimids in Egypt was the only State to use a pre-calculated calendar, over a period of two centuries, between the 10th and 12th centuries, before a change of political regime reactivated the procedure of observation of the new moon. (14)

Issue # 8: Does the hadith of the Messenger concerning the observation of the new moon establish an immutable rule of law?

Since the beginning of the 20th century, many Islamic thinkers have questioned the arguments presented against the use of calculations.

They consider that the Messenger’s recommendation to the faithful was merely adapted to the culture of the times, and should not be confused with the acts of worship (‘ibada). In their opinion, the hadith about observation did not establish an immutable rule of law, no more than it forbade the use of a calendar based on astronomical calculations. (4) (15)

They note that, over long periods of Islamic history, the hadith under discussion was not interpreted to mean the visual observation of a new moon, but only the acquisition of information, according to credible sources, that the month had begun. (16) This opens entirely different vistas in the discussion of this question.

They observe that Saudi Arabia’s Umm al Qura calendar (which is used for administrative purposes only) has been prepared for years based on the calculation of the schedules of sunset and moonset at the coordinates of Mecca, on the evening of the 29th day of each month. By convention, if the “conjunction” takes place before sunset at the coordinates of Mecca, and if the sun sets before the moon, this signals the beginning of a new month. Otherwise, the new month will begin on the next evening, after the completion of 30 days. (17) This procedure has little to do with the observation of the new moon.

They also note that Muslims find it perfectly licit to use the Gregorian calendar to manage all their activities, and have been doing so for centuries, without having any misgivings about it. Why should the use of the solar Gregorian calendar, based on astronomical calculations, be considered as licit, whereas the use of the lunar Islamic calendar, based on the same astronomical calculations, would violate Islamic religious prescriptions?

Issue # 9: Is it licit to use a calendar based on calculations?

Egyptian cadi Ahmad Muhammad Shakir (18) is the spokesman and the theoretician of this school of thought. He is a distinguished jurist of the first half of the 20th century, who was to become President of the Egyptian Supreme Court of the Shariah at the end of his career, and who remains to this day an author of reference in the field of hadith (19). He published, in 1939, a detailed legal opinion on the subject of the Islamic calendar, entitled: “The beginning of arab months… is it licit to determine it using astronomical calculations?” (20)

According to him, the Messenger took into account the fact that the Muslim community of his time was « illiterate, not knowing how to write nor how to count. » So, he recommended to its members to observe the new moon to carry out their religious duties at the time of fasting and hajj. But the community evolved considerably over time, and some of its members even became experts in astronomy.

According to the principle of Muslim law which states that « a rule is no longer applicable, when the factor which justified its existence has disappeared », the Messenger’s recommendation didn’t apply anymore to the Muslims, after they had learned to write and count and had ceased being illiterate.

Therefore, according to Shakir, contemporary ulamas commit an error of interpretation when they give to the Messenger’s hadith the same interpretation that applied at the time of Revelation, as if the hadith prescribed immutable rules. But, it has stopped being applicable to the Muslim community long ago, based on the principles of the shari’ah themselves.

Furthermore, Shakir refers to the principle of Muslim law according to which « what is relative cannot refute what is absolute, nor can it be preferred to it, according to the consensus of the ulamas. » The observation of the new moon with the naked eye is relative, and can be the subject of error, whereas the knowledge of the beginning of lunar months, based on astronomical calculations, is absolute, and belongs to the domain of certainty.

He observes that numerous distinguished Muslim jurists have taken into account astronomical calculations data in reaching their decisions. He concludes that there is nothing in the shari’ah which opposes the use of calculations to determine the beginning of all lunar months, in all circumstances, and not only in special situations, as had been recommended by some ulamas.

For Shakir, there can exist only one lunar month applicable in all countries of the world, based on astronomical calculations. This precludes the possibility that the beginning of the month should differ from one country to another. He adds that the use of the same pre-calculated calendar in all Muslim countries will give them an opportunity to celebrate all major Islamic events on the same day, throughout the world, thereby increasing their feeling of solidarity and unity as an “ummah”.

It should be noted that Shakir’s reasoning parallels some of Ibn Taymiyyah’s (1263-1328) own observations on this subject, developed centuries earlier. In a discussion of the hadith of the Messenger according to which the Bedouins can neither write nor count, and must thus avoid using (astronomical) calculations, Ibn Taymiya observes that the argument may have been justified at the beginning of the 7th century, but he questions whether it could still apply to Muslims centuries later, after they had been at the vanguard of development of scientific knowledge, including in the field of astronomy. (21)

In recent years, Yusuf al-Qaradawi, a distinguished jurist, who is also President of the European Council for Fatwa and Research (ECFR) became another well-known representative of this line of thinking. In 2004, he published an article entitled: “Astronomical calculations and determination of the beginning of months” (22) in which he expressed his full support for the use of calculations in the establishment of the Islamic calendar. Throughout his analysis, he quoted extensively and approvingly the major legal arguments developed by cadi Shakir in his 1939 study.

The advocates of the use of calculations gained in strength, in the last few years, when the « Islamic Society of North America » (ISNA), the « Fiqh Council of North America » (FCNA) and the « European Council for Fatwa and Research » (ECFR) announced, in 2006 and 2007 respectively, their decision to use, from then on, a calendar based on calculations. (23) They justified their decision using the same type of legal reasoning which was pioneered by Shakir and further developed by al-Qaradawi in their respective studies. (24) (25)

Notes :
(1) Al-Bokhary, Hadiths (3/119)
(2) Karim Meziane et Nidhal Guessoum : La visibilité du croissant lunaire et le ramadan, La Recherche n° 316, janvier 1999, pp. 66-71
(3) Moonsighting.com
(4) Allal el Fassi : « Aljawab assahih wannass-hi al-khaliss ‘an nazilati fas wama yata’allaqo bimabda-i acchouhouri al-islamiyati al-arabiyah », a report prepared at the request of King Hassan II of Morocco, Rabat 1965 (36 p.), with no indication of editor
(5) Abi alfayd Ahmad al-Ghomari : Tawjih alandhar litaw-hidi almouslimin fi assawmi wal iftar, 160p, 1960, Dar al bayareq, Beyrouth, 2nd ed. 1999
(6) Procedure of observation of the new moon by country
(7) The observation of the new moon of Ramadan 1428 by country
(8) The observation of the new moon of Shawwal 1428 by country
(9) Nidhal Guessoum, Mohamed el Atabi and Karim Meziane: Ithbat acchouhour alhilaliya wa mouchkilate attawqiti alislami, 152p., Dar attali’a, Beyrouth, 2nd ed., 1997
(10) Emile Biémont, Rythmes du temps, Astronomie et calendriers, De Borck, 2000, 393p
(11) In pre-Islamic Arabia, the Bedouins used a lunar calendar based on a year of 12 months. But they added to it, beginning in 412, a movable 13th month (whose concept was borrowed from the Jewish calendar), in order to make the month of hajj correspond to the autumn season. After major abuses were associated with these adjustments, the Koran set the number of months in the year to 12 and prohibited the intercalation of a 13th month. The Koranic verses are as follows:
(Koran 9: 36) “The number of months in the sight of Allah is twelve (in a year), so ordained by Him the day He created the heavens and the earth; of them four are sacred: that is the straight usage. So wrong not yourselves therein, and fight the Pagans all together as they fight you all together. But know that Allah is with those who restrain themselves”.
(Koran 9: 37) “Verily the transposing (of a prohibited month) is an addition to Unbelief: the Unbelievers are led to wrong thereby: for they make it lawful one year, and forbidden another year, in order to adjust the number of months forbidden by Allah and make such forbidden ones lawful. The evil of their course seems pleasing to them. But Allah guideth not those who reject Faith”.
(12) Muhammad Mutawalla al-Shaârawi: Fiqh al-halal wal haram (édité par Ahmad Azzaâbi), Dar al-Qalam, Beyrouth, 2000, p. 88
(13) Abderrahman al-Haj: « The faqih, the politician and the determination of lunar months » (in Arabic)
(14) Helmer Aslaksen: The Islamic calendar
(15) Sheikh Abdul Muhsen Al-Obaikan, a Councilor in the Ministry of Justice of Saudi Arabia, is clearly favourable to the use of modern technology to determine the beginning of months. He says : « Using the naked eye to determine the beginning and end of Ramadan is primitive in an age of modern science and technology. There is no other way to put it. It’s pure backwardness.” » (Anver Saad, « The Untold Story of Ramadhan Moon Sighting » Daily muslims, October 07, 2005)
(16) Al-Ghazali: ‘Ihya’e ‘ouloum addine’, quoted in al-Ghomari, p 30
(17) Van Gent : The Umm al Qura calendar
(18) Ahmad Muhammad Shakir (biographical notice in Arabic)
(19) An author of reference in the science of hadith (in French)
(20) Ahmad Shakir: « The beginning of Arab months … is it licit to determine it using astronomical calculations? » (published in arabic in 1939) reproduced by the daily « Al-Madina », October 13, 2006 (n° 15878)
(21) Ibn Taymiyyah: Fiqh azzakat wa asseyyam, Dar al fikr al ‘arabi, Beyrouth, 1996, p. 133 ff. and p. 142 : Ibn Taymiyyah has a good knowledge of the astronomical facts. He rejects the use of a tabular calendar, in which months alternate between 30 days and 29 days in sequence, with the addition of a day every three years approximately. He explains that this calendar does not truthfully represent the astronomical facts, because it does not take into account the existence of series of two or three months of 30 days in a row, and at other times series of two or three months of 29 days in a row, as they happen, but only adjusts for them in the framework of a 30 year cycle. (p. 142)
(22) Yusuf al-Qaradawi: « Astronomical calculations and determination of the beginning of months » (in arabic)
(23) Fiqh Council of North America: Islamic lunar calendar
(24) Zulfikar Ali Shah: The astronomical calculations: a fiqhi discussion
(25) These developments were detailed in an article published by Tabsir.net on July 23, 2008 entitled: Khalid Chraibi: Can the Umm al Qura calendar serve as a global Islamic calendar?

References :
Helmer Aslaksen: The Islamic calendar
Moonsighting.com: Selected articles on the Islamic calendar

Islamic Crescent’s Observation Project (ICOP): Selected articles on the Islamic calendar
Mohamed Odeh: The actual Saudi dating system
Khalid Chraibi: Can the Umm al Qura calendar serve as a global Islamic calendar?
Khalid Chraibi: It is time for the Islamic world to replace lunar uncertainty with scientific facts (SaudiDebate.com, September 5, 2007)

Khalid Chraibi

23 July 2008

Tabsir.net

See this article on Tabsir.net

Over the past 50 years, the Arab League, the Organization of the Islamic Conference (OIC) and other similar bodies presented their member States with over a half-dozen proposals aiming at the establishment of a common Islamic calendar. Although none of these proposals was adopted, efforts in search of a solution that could be satisfactory to all interested parties continue to this day.

For its part, the Fiqh Council of North America (FCNA) was also regularly confronted with the responsibility of telling its Muslim American audience when to start fasting, when to celebrate « eid al-Fitr », « eid al-Adha », etc. After several years of study of the legal issues involved, it reached a decision, which it announced in August 2006, to use henceforth a pre-calculated Islamic calendar, taking into consideration the sightability of the new moon anywhere on Earth. (1)

First, it retains the well-known principle of unicity of horizons (matali’e) which states that it is sufficient to observe the new moon anywhere on Earth, in order to declare the beginning of a new lunar month, applicable in all areas in which the information is received. Second, it uses the International date line (IDL) or Greenwich Mean Time (GMT) as its conventional point of reference to conduct its analysis.

Based on the maps of sightability of the new moon in the various regions of Earth, which are now regularly prepared by professional astronomers, (2) FCNA reached the conclusion that when the conjunction took place before 12:00 noon (GMT), there was enough time left for the new moon to be seen in numerous areas on Earth where sunset took place long before sunset in North America. Since the criteria of sightability of the new moon were met in these areas, the new moon would be observed (or could have been observed if weather conditions had been adequate) long before sunset in North America.

Therefore, the requirements of sightability of the new moon as set by the shari’ah would be respected, and the new lunar month could begin in North America on sunset of the same day. On the other hand, if the conjunction took place after 12:00 noon GMT, the month would begin in North America on sunset of the following day.

The FCNA decision aroused much interest in many Muslim countries, because it elegantly met the requirements of the traditional interpretation of the shari’ah, while making use of the state-of-the art know how in the field of astronomy to respond to the needs of the modern age. It was thought that this solution could be applicable in other Muslim countries, and could give them a chance to adopt the same pre-calculated Islamic calendar (prepared on an annual basis, long in advance), in order to fulfill all the religious duties as well as to manage all other tasks.

An international conference was thus held in Morocco, in November 2006, to study the issues involved, with the participation of astronomers from Saudi Arabia, Egypt, Jordan, UAE, Iran, Guinea, Libya, Morocco, and the USA. The overwhelming majority of the participants, including Saudi, Egypt, and Iran astronomers agreed that the calendar adopted by Fiqh Council of North America could be used as a Global Islamic Calendar. (3) (4)

But FCNA changed position in 2007 to align itself on a new decision by the European Council for Fatwa and Research (ECFR), which used the same parameters as those of the Umm al Qura calendar (5) to determine the beginning of Islamic months. These parameters are as follows : the “conjunction” must take place “before sunset at the coordinates of Mecca” and “moonset must take place after sunset” at the same coordinates. (6)

FCNA and ECFR justify the adoption of the new parameters by their desire to help develop a consensus within the Muslim community throughout the world on issues of common interest, among which that of the calendar.

From a methodological point of view, the substitution of the parameters of Umm al Qura calendar to those initially set by FCNA in its August 2006 decision has the following consequences:

– The requirement that the “conjunction” take place “before sunset at the coordinates of Mecca” instead of 12:00 noon GMT, as previously specified by FCNA, adds 3 hours to the time period during which the conjunction will be taken into account. This improves the chances that the first day of the new month will immediately follow the day on which the conjunction takes place.

– But, the requirement that “moonset take place after sunset” at the Mecca coordinates sets an unduly restrictive condition, which didn’t exist in FCNA parameters of 2006. It implies that the new moon will be potentially sightable at Mecca on the evening of the day of conjunction, whereas the FCNA based its reasoning on the fact that the new moon would be potentially sightable “somewhere on Earth”.

According to FCNA, the data of the calendar thus obtained differs only marginally from the data developed using its methodology of August 2006.

Concretely, the decisions of FCNA and ECFR have already had the following results:

– The principle of use of a calendar based on calculations is officially sponsored by religious leaders who are well-known and respected within the Muslim community (7) (8) (9)

– This principle is officially adopted by Islamic organizations whose legitimacy and credibility are unquestionable;

– The Muslim communities in Europe and America are willing to use this calendar to determine the beginning of all months, including those associated with religious events.

The impact of these decisions, worldwide, will of course depend on the attitude of the various Muslim Governments towards them, since it is the latter which have the last word on such matters, each one in its territory.

For example Saudi Arabia only uses the Umm al Qura calendar for administrative purposes. (5) It considers that it would be against the shari’ah to use it for the determination of religious dates, such as the beginning of Ramadan, eids al-Fitr and al-Adha, the dates associated with Hajj, the 1st of Muharram, etc.

But, once the use of the calendar based on calculations becomes part and parcel of the culture of the Muslim community in Europe and America, won’t the minds in Saudi Arabia be more open to the use of the Umm al Qura calendar for the determination of all lunar months, including those associated with religious occasions?

The initiatives of FCNA and ECFR may thus help many Muslim States develop, in time, a consensus about the adoption of a “Global Islamic calendar” for use by all Muslim communities in the world. (10)

Footnotes:
(1) Fiqh Council of North America Islamic lunar calendar
(2) Moonsighting.com
(3) Morocco meeting: Breakthrough for global Islamic calendar
(4) Morocco meeting, November 2006, details
(5) Van Gent The Umm al Qura calendar
(6) Islamic Center of Boston, Wayland : Moonsighting Decision documents
(7) Yusuf al-Qaradawi : « Astronomical calculations and the determination of the beginning of months » (in Arabic)
(8) Zulfikar Ali Shah The astronomical calculations: a fiqhi discussion
(9) Ahmad Shakir : « The beginning of Arab months … is it legal to determine it using astronomical calculations? » (published in Arabic in 1939) reproduced in the Arab daily « Al-Madina », 13 october 2006 (n° 15878)
(10) This article updates a previous article on the subject entitled : “It is time for the Islamic world to replace lunar uncertainty with scientific facts” published by SaudiDebate.com on 5 September 2007 and reproduced at Towards a global Islamic calendar

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